Monsieur Le Recteur,
Monsieur le Secrétaire général,
M. le DRRH,
Mme la DPE,
Mmes et MM les Gestionnaires du Rectorat,
Mesdames, MM. les Commissaires paritaires,
Mmes et MM les Inspecteurs,
Mmes et MM les Chefs d’établissement.
Le Sgen-CFDT dénonce le contexte de restrictions budgétaires qui a des conséquences visibles sur le mouvement qui s’est dégradé encore plus cette année.
Chaque année, une nouvelle mesure vient réduire le mouvement, pénalisant ainsi certaines catégories de personnels.
L’an dernier, c’était la stabilisation des TZR.
Cette année, c’est l’affectation des stagiaires sur des blocs de 15 heures.
D’une part, nous jugeons cette mesure inacceptable pour les personnels qui vont entrer dans le métier parce qu’il vont être affectés sur un emploi du temps quasi complet et « jetés dans l’arène » sans aucune préparation et, pour certains, sans tuteur dans leur établissement.
La motivation de cette mesure est avant tout budgétaire et constitue un recul considérable quant au droit à la formation des enseignants.
D’autre part, cette mesure a eu de graves conséquences sur le mouvement intra académique, déjà réduit dans certaines matières, notamment du fait des MCS. En effet, en Espagnol, Lettres classiques, Sc Physiques, STI et en éducation, il devient très difficile pour les personnels de muter.
Vous vous étiez engagé à implanter les stagiaires sur des BMP mais cet engagement n’a manifestement pas pu être tenu puisque des postes de départs à la retraite ont été convertis en « berceaux » pour stagiaires.
Il faut déplorer d’autres conséquences de cette politique de restrictions budgétaires :
Premièrement, le nombre élevé de postes vacants dans certaines matières (techno, doc, plusieurs disciplines de PLP) qui sera dans le courant de l’année scolaire prochaine accentué par le nombre croissant de départs à la retraites.
Deuxièmement, la nouvelle gestion des titulaires sur zone de remplacement nous préoccupe : la transformation des ZRE en zones départementales, et des zones départementales en zones académiques, précarise ces fonctionnaires et le blocage de ces zones désignées comme vacantes en rendent la lecture et la compréhension difficile. Malgré cela, la capacité de remplacements dans certaines disciplines et dans certaines zones nous semble d’ores et déjà compromise.
Troisièmement, la multiplication des postes à complément de service, parfois pour 3 heures, dégrade encore les conditions de travail et de vie des collègues. Nous regrettons que ces compléments de service ne soient pas annoncés aux collègues lors de la fameuse communication de leur projet d’affectation.
Ceci constitue une raison supplémentaire, pour nous, de dénoncer à nouveau et avec force la communication du projet aux candidats, qu’elle soit complète ou incomplète.
En effet, comme nous l’avions déjà souligné l’an dernier, quelle que soit la qualité incontestable du travail des services de l’Administration, l’annonce du projet est source de stress pour les personnels candidats à mutation, alors en possession d’une information sujette à modification.
Elle l’est aussi pour les personnels gestionnaires qui sont de fait impliqués dans la gestion de situations humainement difficiles, jusqu’à être confrontés aux vives réactions de certains collègues déçus, désabusés, voire désespérés.
Nous savons que vos services produisent un travail de très grande qualité et nous les en remercions. Mais il reste toujours une marge d’amélioration possible justifiant l’intervention des syndicats et la tenue des CAPA et des FPMA.
Nous serons attentifs à ce que le droit de regard des organisations syndicales sur le traitement des différents temps de carrière des personnels soit respecté et maintenu parce qu’il est légitime et primordial.
De plus, nous nous inquiétons sur les futures marges d’efficience qui vont être dégagées dans notre Académie et qui auront des incidences importantes sur la gestion des personnels.
En conclusion, et de manière plus générale, le Sgen-CFDT déplore à nouveau que le mouvement intra académique 2010 relève d’une situation inquiétante et dangereuse parce qu’elle traduit la gestion purement budgétaire de l’Education Nationale, dorénavant désignée comme simple service public d’éducation.
Les Elus du Sgen-CFDT