Syndicat général de l'Éducation nationale et de la Recherche publique
| 4 décembre 2009
Le point sur les annonces ministerielles concernant la masterisationLes décisions des ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche actent une régression dramatique : - Le calendrier des concours sera différent pour le 1er et le 2nd degré, et avec une admissibilité beaucoup trop tardive. Donc une séparation acrue entre les enseignants des deux degrés, histoire de séparer les revendications : diviser pour mieux régner ! - La professionnalisation de la formation des futurs enseignants est quasiment absente du projet, ce qui signe de facto la disparition des IUFM. Les maquettes de concours omettent la dimension pédagogique du métier. Allons-nous laisser ces jeunes collègues seuls face à leurs classes ?! Ces décisions sont la conséquence logique des décrets publiés en juillet que le Sgen-CFDT avait refusé de voter lors de leur examen en Comité Technique Paritaire (Contrairement au SNES-FSU qui s’est abstenu de voter contre !). La responsabilité du gouvernement et des organisations syndicales qui n’ont pas combattu les décrets est considérable devant les futures générations d’élèves et de jeunes enseignants. Comment, en l’absence de véritable formation professionnelle avant le recrutement, avec une année de stage réduite à un tiers de temps de service dont on ne sait pas grand chose, le gouvernement peut-il imaginer faire croire que les futurs professeurs seront en mesure d’assumer les missions qui sont les leurs ? La lecture attentive des conclusions des groupes d’experts atteste que la logique en œuvre dès la rédaction de ces textes ne pouvait conduire qu’à cette catastrophe annoncée. Les groupes d’experts n’ont d’ailleurs même pas été suivis dans leur volonté de « limiter les dégâts » : par exemple l’agrégation ne pourra être accessible qu’après l’obtention du M2 et les épreuves d’admissibilité qu’ils proposaient en novembre pour le second degré n’auraient lieu qu’en décembre. Le Sgen-CFDT va dès aujourd’hui prendre les contacts nécessaires avec l’ensemble des partenaires qui s’étaient opposés à la parution des décrets le 20 mai dernier, pour faire en sorte que le ministère reprenne sa copie depuis le début.
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